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Vous êtes dans l’erreur totale sur la voiture électrique ?


Beaucoup mentionnent fréquemment l’autonomie comme un obstacle à l’achat d’un véhicule électrique. Les Français expriment leur inquiétude quant à la disponibilité suffisante d’électricité pour permettre à chacun de rouler en électrique. Néanmoins, une étude réalisée par RTE avait cherché à rassurer les Français à ce sujet.

Les craintes des Français vis-à-vis de la voiture électrique

Il nous a suffi de quelques minutes dans les allées du Salon de Lyon récemment et de tendre l’oreille pour comprendre les craintes des Français vis-à-vis de la voiture électrique. Au delà de l’aspect budgétaire qui pose toujours problème, deux arguments reviennent en boucle. Le premier : les électriques n’ont pas assez d’autonomie, notamment pour faire de l’autoroute et donc pour partir en vacances plusieurs fois dans l’année. Et puis, il y a cette autre marotte : « si tout le monde roule à l’électrique, nous n’aurons pas assez d’énergie pour le pays ». Une réserve qui, pour le coup, tient plus de l’estimation au doigt mouillé que d’une démonstration chiffrée. Evidemment, les distributeurs d’énergie, eux, s’attèlent déjà à mesurer la demande dans tous les cas de figure possibles.

Une étude suisse contredit les craintes concernant l’électricité

En Suisse, une étude du TCS (Touring Club Suisse) vient de paraître et met en avant une donnée intéressante : « d’après l’e-baromètre, la pénurie d’électricité persistante et l’augmentation des coûts qu’elle engendre n’ont qu’un impact minime sur la volonté d’acquérir une voiture électrique. Seuls 11 % des personnes interrogées indiquent retarder l’achat d’un véhicule électrique en raison de la pénurie d’électricité ou de son coût élevé ». Pourtant, la Suisse est régulièrement en situation de crise énergétique (notamment l’hiver) en matière d’électricité. Nos voisins dépendent d’ailleurs fortement de la France et de son parc nucléaire pour assurer ses besoins. Si le Suisse, qui risque bien plus que nous la « panne de courant », ne s’en soucie guère pour l’achat d’une voiture à « pile », pourquoi le Français qui bénéficie d’une des meilleures productions d’Europe (décarbonée, qui plus est) aurait des craintes ? Ne sont-elles pas un peu exagérées ?

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L’autonomie ou les bornes de recharge : quel est le vrai problème ?

Cela semble donc se confirmer petit à petit en Europe : l’autonomie n’est plus le problème numéro un pour l’achat d’une électrique. L’étude du TCS le confirme puisque la présence de bornes de recharge dépasse désormais l’autonomie dans les critères de choix. Plus qu’une batterie énorme permettant de faire des centaines de kilomètres, c’est donc le réseau de point de recharge dense et surtout fiable qui prime. Nous n’y sommes pas encore, même si le maillage progresse de jour en jour. Le seuil des 100 000 bornes a été franchi récemment en France, même s’il faut rappeler que seulement 8 % sont des bornes rapides. Peu, bien trop peu, d’autant plus que les batteries seront de plus en plus capables d’accepter régulièrement des puissances de charge élevées.

Le problème des Français sans accès à une prise de recharge

En revanche, il restera ces Français qui n’ont pas accès à la prise chez eux, et ce sera une toute autre paire de manche de régler ce problème. Tout le monde n’aura pas accès à la prise à domicile ou sur son lieu de travail et rares seront les Européens à accepter de faire un détour par le supermarché du coin pour perdre 30 minutes le matin ou le soir histoire de picorer quelques précieux kilowattheures.

La réparation et le recyclage des batteries posent question

Nul besoin, donc, d’avoir des batteries gigantesques pesant des centaines de kilogrammes et d’autant plus longues à remplir. Un bon réseau de bornes rapides sera bien plus utile. Mais il existe un contre-argument à cela : plus la batterie est petite, plus les cycles de charge sont répétés. Et donc plus son état se dégrade facilement dans le temps. Là encore, il faut y opposer la volonté de l’industrie de recycler les batteries en fin de vie pour remettre ces précieux métaux dans le circuit pour de nouvelles piles. Mais une très intéressante étude de nos confrères des Echos révèlent que la réparation et la collecte des batteries s’annonce très délicate sur de nombreux modèles électriques, en particulier les asiatiques et les Tesla. Sur le papier, le recyclage ou la réparation de cellule est un beau projet, mais le choix de certains constructeurs de complexifier la conception des batteries pourrait, à l’autre bout de la chaine, mettre en difficulté l’économie circulaire.

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