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Recharger sa voiture électrique en 2024 : 10 points à comprendre


Adopter de nouvelles habitudes est nécessaire pour entrer dans le monde des voitures électriques… ce qui peut ne pas être évident au départ. Pour faciliter votre compréhension, voici les informations importantes à connaître.

Le vocabulaire de la voiture électrique : 10 questions et réponses

L’univers de la voiture électrique est complexe pour qui n’en n’est pas passionné. Notamment pour ce qui concerne la recharge. Car contrairement à une voiture thermique, une « zéro émission » peut être rechargée selon plusieurs manières. De même, il y a tout un vocabulaire à maîtriser. Voici donc, pour maitriser ce sujet, 10 questions simples et nos 10 réponses.

1. Voiture électrique : quelle différence entre kW et kWh ?

Le k signifie “kilo”, c’est-à-dire mille, le W, “watt”, et le h “heure”. Mais, attention, les appellations kW et kWh, qui semblent si proches, désignent deux choses totalement différentes ! Le kW est l’unité de puissance “officielle” même si, en automobile, on a l’habitude d’exprimer la puissance en chevaux. Sachant que 1 kW = 1,36 ch, un moteur annonçant 100 kW développe donc 136 ch. En revanche, comme les litres d’un réservoir de carburant, les kWh désignent une quantité d’énergie électrique stockée dans la batterie, laquelle se vide au fur et à mesure que le bloc électrique consomme les kilowatts disponibles.

2. Pourquoi parle-t-on de kWh utiles pour une batterie de voiture électrique ?

Quel que soit son usage (téléphone, outils de bricolage, voiture, etc.), une batterie affiche une capacité totale, exprimée en Wh pour les petites ou kWh pour les grandes. Seulement, pour éviter de l’endommager et préserver sa durée de vie, on ne la vide jamais complètement, même si l’indicateur de charge affiche 0 %. C’est cette capacité “utile”, donc utilisable sans l’endommager, que certains constructeurs précisent. Par exemple, l’accumulateur d’une Peugeot E-208 de 136 ch affiche 50 kWh de capacité totale, mais la quantité d’électricité vraiment utilisable entre deux charges n’est que de 46,3 kWh.

3. Comprendre les câbles de recharge pour les voitures électriques

Le câble Mode 2, qui intègre un boîtier électronique de contrôle, permet de connecter votre voiture à une prise domestique pour une recharge lente (maxi 2,4 kW, 3 kW avec prise Green’Up Legrand). Il est souvent proposé en option. Fourni avec la voiture, le câble Mode 3 permet de se raccorder à une box dédiée (maxi 22 kW, parfois 43 kW). Enfin, le câble Mode 4 est intégré aux superchargeurs en courant continu, que l’on trouve surtout sur les autoroutes.

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4. Que signifie la “puissance de charge acceptée”  d’une voiture électrique ?

Il ne faut pas confondre la puissance que peut délivrer une borne (jusqu’à 350 kW, voire plus) et la puissance acceptée par la batterie de sa voiture ! Car tous les accumulateurs ne se rechargent pas à la même vitesse. Cela dépend de sa technologie et de sa capacité – généralement, plus elle est importante, plus elle accepte une grosse puissance. Les rares batteries fonctionnant en 800 V (Porsche Taycan, Kia EV6, etc.) acceptent de plus fortes puissances que la majorité des accumulateurs, qui fonctionnent en 400 V. Tous les constructeurs annoncent la puissance maxi qu’accepte la batterie dans des conditions optimales (température et charge de la batterie). En général, cette puissance maxi baisse très sensiblement au-delà de 50 % de charge.

5. Comprendre les types de prise d’une voiture électrique

S’il n’existe qu’un type de pistolet à carburant, il existe plusieurs types de branchement pour recharger une voiture électrique, que l’on appelle des connecteurs. Celui baptisé type 2 est le plus répandu en Europe. Il permet d’obtenir une puissance de charge jusqu’à 22 kW chez soi, et 43 kW sur les bornes publiques pour certains modèles. Ensuite, la prise Combo ou CCS (Combined Charging System) devenue standard en Europe, ajoute au connecteur Type 2 deux contacts supplémentaires pour profiter des superchargeur (jusqu’à 350 kW). À côté de ces prises les plus courantes, il existe quelques cas particuliers, comme le connecteur CHAdeMO, conçu au Japon.

6. Est-il plus compliqué de faire le plein d’électricité que d’essence ?

Pour remplir un réservoir d’essence, il suffit de mettre la quantité de carburant correspondant à sa taille, et cela ne prend que quelques minutes. En électrique, ce n’est pas forcément plus compliqué, mais il faut tout de même trouver une borne, avoir le bon câble et, surtout, c’est bien plus long. Par exemple, il faut plus de 20 heures pour faire le plein d’une Peugeot E-208 sur une prise domestique 220V, temps qui tombe à 8h30 à la maison sur une Wallbox 7,4 kW, ou encore, au mieux, une grosse demi-heure sur les bornes rapides des autoroutes, pour une recharge de 10 à 80 %.

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7. Pourquoi les temps de charge d’une voiture électrique varient-ils ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu. La météo d’abord, car les batteries n’aiment ni le froid ni le chaud, ce qui limite la puissance de charge acceptée et rallonge donc la durée pour remettre la même quantité d’énergie. Ensuite, la charge de la batterie elle-même : plus elle se remplit, plus elle est longue à charger. C’est pourquoi la charge sur une borne rapide de 80 à 100 % prend souvent autant de temps que celle de 10 à 80 %.

8. L’importance du chargeur embarqué dans une voiture électrique

Une batterie ne peut se charger qu’avec du courant continu. Les Superchargeurs (50 kW et plus), majoritairement placés sur les autoroutes, délivrent directement ce courant continu. Mais à la maison (Wallbox) ou sur la voirie, la très grande majorité des bornes de charge délivrent du courant alternatif, avec une puissance allant de 3,7 kW à 22 kW (43 kW pour certaines Renault Zoe). Pour convertir ce courant alternatif en courant continu assimilable par la batterie, les voitures électriques disposent toutes d’un chargeur embarqué, qui est en fait un convertisseur de courant.
Mais ils n’acceptent pas tous la même puissance maximale venant du réseau. Certains se limitent à 7,4 kW (courant monophasé, comme il l’est à nos domiciles), d’autres acceptent 11 kW ou 22 kW, ces dernières puissances étant en triphasé – rarement disponibles pour les particuliers, plutôt sur les bornes de la voirie. C’est donc bien le chargeur embarqué qui limite la puissance de charge en dehors des bornes rapides. Il ne sert, par exemple, d’avoir un câble compatible 22 kW si le chargeur embarqué n’accepte que 11 kW, comme c’est le cas sur le Peugeot E-3008.

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9. Les bornes de recharge ne sont-elles pas toutes les mêmes ?

Les bornes diffèrent selon leur puissance de charge. Celles en courant alternatif délivrent jusqu’à 22 kW, avec quelques rares 43 kW sur lesquels seule la Renault Zoe peut se charger. Pour s’y brancher, il faut disposer d’un câble Mode 3. Les chargeurs “rapides” en courant continu débutent à 50 kW et montent jusqu’à 350 kW, et bientôt plus. Ici, le câble est intégré à la borne. On peut aussi se connecter à certains Superchargeurs Tesla.

10. Comment paye-t-on à une borne de recharge pour voiture électrique ?

Les bornes qui acceptent la carte bleue sont encore rares (mais leur nombre augmente), et leur fonctionnement complexe. La plupart obligent à passer par une application (parfois via un QR code) ou à s’inscrire au réseau de distribution de la borne (Ionity, TotalEnergies, etc.). Le plus simple est de se procurer une carte de type ChargeMap : elle permet de se connecter à la plupart des réseaux existants, tout en profitant de l’application du même nom qui donne beaucoup d’infos sur les bornes (état, disponibilité, tarif, etc.). Chez Tesla, et les modèles récents acceptant le “plug and charge”, c’est bien plus simple : on branche… et c’est tout.