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Rapport ZFE : Comment faire accepter aux Français ces zones de faibles émissions


Barbara Pompili, ancienne députée Renaissance, a rédigé un rapport qui analyse les raisons pour lesquelles d’autres pays que la France acceptent les Zones à Faibles Émissions (ZFE). Ce rapport met en évidence les erreurs commises dans notre pays en la matière.

Les pays européens acceptent mieux les zones à faibles émissions (ZFE) que la France

En Europe, six autres pays que la France ont eux aussi placé une partie de leurs routes dans des zones à faibles émissions, afin d’y améliorer la qualité de l’air. Ainsi au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, mais aussi en Espagne et en Italie (y compris avec des restrictions pour les poids-lourds pour ces deux pays), il semble, selon le rapport de Barbara Pompili rendu public vendredi dernier, que les ZFE y soient plutôt bien acceptées par la population, y compris par les conducteurs.

Les enseignements issus de l’expérience des pays européens

Dans ce rapport, intitulé « Les enseignements à tirer de l’expérience des pays européens », la mise en œuvre « avec succès » ailleurs que dans nos contrées serait un encouragement pour la France. En particulier à Amsterdam et à Madrid, citées en exemple dans le rapport de l’ancienne députée Renaissance. Rappelons que dans les ZFE de ces deux villes, pour pouvoir y circuler librement les véhicules particuliers doivent respecter au minimum la norme Euro 4 (essence et diesel mis en service entre 2006 et 2010), ce qui, chez nous, correspond aux « Crit’Air 2 et 3 », tandis qu’à « Londres, Bruxelles, Stuttgart et Milan », la norme minimale actuelle pour les véhicules des particuliers est Euro 5 ou Euro 6 (véhicules après 2011, soit Crit’Air 1 et 2 en France) ».

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La méfiance en France envers les ZFE

Dans les ZFE de ces grandes villes européennes, la qualité de l’air y aurait ainsi été nettement améliorée, la mission citant à ce propos Londres (où les ZFE n’y font pourtant pas l’unanimité), où les autorités disent y enregistrer « une diminution de 23% des concentrations d’oxydes d’azote (NOx) ». Mais alors, pourquoi en France la méfiance, pour ne pas dire l’hostilité envers les ZFE y serait aussi prégnante, en provenance d’une bonne partie des usagers de la route comme de la part de certains responsables politiques ? Pour être bien acceptée, une ZFE doit d’abord « être perçue comme utile », poursuit à cet effet le rapport, indiquant encore que l’information du public et la concertation préalable y jouaient un rôle « essentiel ».

Les recommandations du rapport

Entre les lignes, l’exposé de l’ancienne ministre de la Transition écologique pointerait-il dès lors la mise en place de nos ZFE à marche forcée, sans véritable concertation, provoquant, dans plusieurs villes de l’hexagone, des reports et des dérogations ? Toujours est-il que le rapport assure encore que les ménages et entreprises ne doivent pas « se sentir entravés dans leur mobilité », et qu’une ZFE doit s’inscrire « dans une démarche globale, incluant le développement des transports publics, du vélo et des services de mobilité ». Enfin sur le volet financier, ledit rapport recommande de renforcer les aides aux habitants des cinq agglomérations dépassant les valeurs limites de pollution, et aux entreprises à proximité du périmètre ZFE, tout en estimant « indispensable » la mise en place d’un contrôle automatisé par caméra.

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