La voiture électrique grimpe à 41 % en octobre, la nouvelle Renault Twingo déjà numéro 1
- En octobre, l’électrique représente environ 41 % des immatriculations françaises, un niveau proche du record de septembre.
- La nouvelle Renault Twingo électrique prend la tête avec 4 747 ventes, devant la Renault 5 à 4 666 unités.
- Le marché du neuf progresse de 7 %, mais Renault recule de 4,1 % et Dacia chute de 23,8 %.
La nouvelle Renault Twingo électrique a pris la tête des ventes de voitures électriques en France en octobre, avec 4 747 immatriculations selon les chiffres AAA Data et de la Plateforme Automobile. Elle devance d’un rien la Renault 5, à 4 666 unités, signe que le cœur du marché électrique français se joue désormais très bas dans la gamme, là où les prix, les aides et l’usage quotidien pèsent plus lourd que les chronos de recharge sur autoroute.
Le marché automobile neuf a totalisé 149 341 voitures particulières en octobre 2026, soit une hausse de 7 % par rapport à octobre 2025. À nombre de jours ouvrés comparable, la progression atteint même 11,9 %. Depuis janvier, le marché gagne 4,4 %, mais il reste loin des volumes d’avant-Covid : la reprise existe, elle n’a rien d’euphorique.
L’électrique s’installe en force
Ce qui change vraiment, c’est le mix énergétique. Les voitures 100 % électriques ont représenté environ 41 % des immatriculations d’octobre, Automobile Propre évoquant même 41,5 %. Le record de septembre, autour de 42 %, n’est donc pas battu, mais le niveau se confirme. Sur les dix premiers mois de l’année, l’électrique atteint 32,5 % du marché, contre 18,9 % en 2025 selon les données citées par Automobile Propre. Dans le même temps, l’essence sans hybridation recule à 13,3 % sur dix mois, contre 22 % l’an dernier, et le diesel tombe à 2,3 %. On savait le gazole malade ; là, il ne tousse même plus beaucoup.
Cette poussée de l’électrique n’est pas seulement le fruit d’un soudain amour national pour les câbles Type 2. Les aides à l’achat et à la location jouent à plein, avec un soutien pouvant atteindre 5 700 € pour les ménages les plus modestes selon L’Auto-Journal. La hausse des carburants, sur fond de tensions au Moyen-Orient, a aussi probablement accéléré les arbitrages. Quand le plein redevient anxiogène, le coût d’usage d’une électrique reprend des couleurs dans les calculs familiaux.
Renault prend le dessus
Dans le détail, Renault réussit un joli tir groupé chez les électriques : Twingo première, R5 deuxième, Scénic quatrième avec 3 037 immatriculations. Entre les deux s’intercale la Peugeot e-208, troisième à 3 221 unités, tandis que la Citroën ë-C3 complète le top 5 avec 2 736 exemplaires. La Twingo, arrivée en concession au printemps, dépasse déjà les 19 000 immatriculations depuis le début de l’année.
Tesla connaît en revanche un mois plus discret. Le Model Y, très largement en tête en septembre avec plus de 8 000 unités, tombe à la huitième place en octobre avec 1 748 immatriculations. Il faut toutefois relativiser : Tesla a l’habitude de livrer plus fort en fin de trimestre, et le Model Y reste en hausse de 5,3 % sur un an. Sur l’ensemble du marché depuis janvier, il demeure quatrième modèle le plus immatriculé en France, derrière les Peugeot 208, Dacia Sandero et Renault Clio 6.
Des gagnants, mais pas pour tous
Le paradoxe du mois, c’est que les constructeurs français ne profitent pas tous pleinement de cette dynamique. Stellantis progresse de seulement 2,8 %, porté par Fiat et Citroën, tandis que Peugeot, Opel et Jeep reculent. Le groupe Renault baisse de 4,1 %, pénalisé par la chute de Dacia, à -23,8 %. À l’inverse, les autres acteurs progressent fortement, notamment les marques chinoises comme BYD, Chery ou MG.
Les hybrides restent très présents, surtout les microhybrides et full hybrides, qui pèsent 48,6 % du marché sur dix mois. BYD s’installe aussi sur ce terrain : son Atto 2 DM-i est la voiture chinoise la plus vendue en France depuis janvier, 36e du classement général avec 9 816 unités. Les immatriculations de novembre, puis surtout celles de décembre, diront si l’électrique peut rester au-dessus des 40 % sans simple effet de calendrier ni poussée de fin de trimestre.