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Alfa Romeo Junior : premier contact avec le SUV italien tant attendu !


Alfa Romeo se procure enfin le véhicule grand public qui lui faisait tant défaut avec son modèle Junior. Charmant dans son apparence et solide en termes de contenu, ce petit SUV urbain offre malgré quelques défauts de nombreuses raisons de plaire.

Alfa Romeo : la fin de la disette

Mito, Guillietta, puis…plus rien ! Après l’arrêt de la production en 2018 de sa citadine puis deux ans plus tard de sa berline compacte, Alfa Romeo a connu une longue et douloureuse traversée du désert avec seulement deux modèles (Stelvio et Giulia) loin d’être grand public et synonymes de gros volumes de vente. Mais cette période de vache maigre est révolue. Plus encore que le SUV Tonale lancé il y a deux ans, son petit frère Junior le symbolise avec un vivier de clients plus large.

Junior : une Alfa au premier regard

Il n’aurait pas dû s’appeler ainsi et si vous ne savez pas pourquoi, vous pouvez le découvrir ici. Alors, comme il n’est pas rare dans les familles que le petit dernier reprenne le nom d’un grand-père ou grand-mère, Alfa Romeo a finalement choisi de baptiser son petit SUV Junior, label que portait un coupé (le GT Junior) qui a fait une belle carrière à la fin des années 60-70. Si nul ne sait si cela sera le cas pour ce descendant, il ne fait en revanche aucun doute que ce SUV respecte la première ligne du cahier des charges de toute bonne Alfa.

A bord : du bien et du moins bien…devant comme derrière

Depuis toujours, Alfa Romeo place le conducteur au centre de ses préoccupations. Une règle que ce Junior respecte à la lettre avec une planche de bord orientée vers le commandant de bord et parée de l’inévitable casquette de compteur en fûts de canon, la signature de la maison milanaise depuis des lustres. Sous cette coquetterie, on trouve un compteur numérique de 10,25 pouces dont la taille est identique à la dalle centrale tactile. Cette dernière propose un système multimédia facile à appréhender et qui ne fait pas la loi à bord. En effet, Alfa Romeo fait encore confiance (et a raison) à de bons vieux boutons raccourcis pour revenir au menu principal ou accéder rapidement à la (des)activation des aides à la conduite.

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On trouve aussi de bonnes vieilles touches pour les commandes de clim, un vrai plus pour toujours avoir la route à l’œil. A ceci près que s’il est incliné vers le conducteur, l’écran central est hélas placé assez bas. Autre grief, à propos de ce poste de conduite et qui ne va pas à l’encontre des stéréotypes sur les voitures italiennes, il présente des matériaux alternant le bon (avec de l’Alcantara sur notre modèle d’essai haut de gamme Veloce) et le nettement moins bon avec des plastiques durs peu flatteurs au toucher. Au moins, ces derniers devraient traverser le temps et ne sont pas sensibles aux rayures.

Par ailleurs, sans être irréprochable, ce Junior présente des assemblages plutôt rigoureux et l’ambiance sportive est garantie devant avec de beaux sièges baquets signés Sabelt. Moins gâtés, les passagers arrière le sont. Mais si l’accès à bord n’est pas parfait la faute à un seuil étroit, deux adultes tiennent sans se tasser sur la banquette, la place du centre étant, comme très souvent, de dépannage. L’absence totale de rangements derrière sera plus gênante. Mais le Junior se rattrape côté coffre avec un volume annoncé à 400 l et, sur les versions électrique un autre petit rangement caché sous le capot avant accueillant (mais en étant méticuleux pour l’installer) un câble de recharge.

Conduite : premier contact encourageant…mais frustrant !

Hybride 136 ch, électrique (156 ch), le Junior proposera dans sa panoplie de motorisations des offres grand public. Hélas, pour ce premier contact uniquement réalisé dans le centre d’essais de Balocco, le constructeur italien nous a réservé son porte-étendard, à savoir la version Veloce 100% électrique de 280 ch. Cette dernière représentera c’est certains une part marginale des commandes et, par des spécificités techniques, n’est pas forcément représentative de toutes les qualités de ce Junior.

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En effet, au-delà du côté hautes performances de l’engin avec des accélérations vives (0 à 100 km/h annoncés en 5,9 s) et des relances qui le sont tout autant, le Junior Veloce bénéficie de privilèges techniques dont seront privés ses frères de gamme. Pas au niveau de la batterie (51 kWh utiles) identique à l’électrique de base autorisant, selon Alfa, jusqu’à 334 km d’autonomie. C’est au niveau des liaisons au sol que cela se passe. Si anti-roulis et ressorts sont adaptés en conséquence et c »est logique pour un véhicule à vocation sportive, la double surprise vient de la présence d’un différentiel à glissement limité mécanique (une première sur une électrique traction) et d’amortisseurs à double butée hydraulique comme chez Citroën.

En pratique, cet ensemble crée une expérience de conduite convaincante et agréable avec un train avant qui digère sans peine la cavalerie électrique et un compromis confort/tenue de route certes ferme, mais jamais raide. Mais si Alfa dote son Junior d’un son artificiel pour mettre de l’ambiance, on est évidemment loin de ce que peut proposer une Hyundai Ioniq 5N. Il n’en reste pas moins que la conduite de ce Junior ne déçoit pas d’autant que la direction, par tradition très directe chez Alfa et c’est le cas ici, s’avère communicative. Reste à savoir si les autres Junior feront aussi bonne et forte impression…

Un premier contact positif

S’il faudra attendre les essais de Junior dans des versions plus grand public pour avoir un avis définitif, le bilan de ce premier contact est positif. Assez accueillant malgré un gabarit modeste dans la catégorie des SUV urbains (4,17 m quand un Peugeot 2008 mesure 4,30 m de long), soigné côté style mais hélas un peu moins côté finition, le SUV italien a néanmoins dans sa manche, une carte à jouer : celle de l’originalité. Et hormis la version Veloce ici à l’essai dont le tarif tutoie les sommets (46 900 €), le reste de la gamme (à partir de 29 500 en hybride 136 ch) s’avère du genre compétitif.

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