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Maserati’s electric SUV, the Grecale Folgore: Is it arriving at the right time?


Le premier SUV électrique de la marque au Trident, bien qu’il soit attrayant dans sa conception, reste conformiste dans son contenu, et devra affronter une concurrence féroce.

Le Maserati Grecale Folgore : une puissance confortable mais sans effet « wahou »

Il y a quelques semaines, Porsche annonçait son nouveau Macan, attendu depuis plusieurs années. 100 % électrique, l’Allemand apporte avec lui un arsenal technologique impressionnant, à commencer par une toute nouvelle plate-forme qui profite d’une architecture en 800V garante de charges ultra rapides. En y ajoutant des roues arrière directrices, on obtient tout ce qu’il faut, sur le papier, pour lui permettre de délivrer ce que son emblème suggère.

Une fiche technique décevante

Dès lors, la découverte de la fiche technique du Maserati Grecale Folgore qui nous intéresse aujourd’hui ne provoque fatalement aucun effet « wahou ». Plateforme commune avec Alfa Romeo qui s’en sert pour ses Stelvio et Giulia, architecture 400V et puissance de charge maxi limitée à 150 kW, pas de roues arrière directrices, 2 480 kg à vide annoncé… Le Grecale Folgore garde en revanche pour lui une puissance confortable puisqu’il ne revendique pas moins de 550 ch et 820 Nm de couple grâce à ses deux moteurs (un par essieu).

Véloce mais sage

De quoi en faire le plus puissant des Grecale, devant le Trofeo dont le V6 Nettuno (dérivé de celui de la supercar MC20) culmine à 530 ch. En accélération par contre, le thermique se montre 0,3 s plus rapide sur l’exercice du 0 à 100 km/h, (3,8 s contre 4,1 s pour le Folgore), en raison d’une masse plus faible. Et c’est finalement ce qui prime au volant : le Folgore se veut plus sage et moins espiègle que son frère thermique. Tonique lors des relances, pas malhabile en virage avec une prise de roulis maîtrisée et une suspension pneumatique qui verrouille efficacement les mouvements, il permet de rouler à bon rythme sur le sec, pour peu qu’on ne cherche jamais à lui forcer la main. Car dès que l’on sort d’un rythme coulé, les pneus (des Pirelli PZero développés spécifiquement pour le modèle) rappellent qu’ils travaillent sous la contrainte et que les lois de la physique sont impossibles à transgresser.

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Tiré à quatre épingles

De son côté, la direction est directe et consistante mais manque franchement de feedback. En outre, elle est assez floue au point milieu, ce qui a pour effet d’affoler l’assistance électrique qui essaye en permanence de corriger à droite ou à gauche, et cela se ressent sur la tenue de cap en ligne droite. Côté confort, il y a aussi du bon et du moins bon. Réglée au plus souple en mode GT, la suspension pneumatique absorbe efficacement les grosses déformations mais ne parvient pas à endiguer les percussions des grandes jantes de 21 pouces optionnelles (du 19 et du 20 pouces existent aussi). De même, les grosses barres antiroulis chahutent pas mal les occupants quand la route est bosselée. Occupants qui profitent par ailleurs d’un habitacle joliment dessiné, bien fini et valorisant. Il fait bon voyager à bord du Grecale Trofeo, dont l’insonorisation poussée permet de profiter au mieux de la bonne Hi-Fi Sonus Faber, tandis que les passagers arrière ne sont pas floués avec un espace généreux pour les jambes. Il faut dire qu’à 4,86 m de long, l’italien n’a rien de la citadine…

Le défi commercial de Maserati

125 850 € avant éventuelles options, voilà ce qu’il vous en coûtera si le Grecale Folgore vous fait de l’œil. De quoi en faire le plus cher des Grecale… Si l’on ne prend pas en compte le monstrueux malus français qui ajoute 60 000 € aux déclinaisons thermiques. Il va de toute manière falloir que Maserati écoule des modèles à batterie et se fasse une nouvelle base de clients car en l’état, le plan produit de la marque prévoit que toutes les voitures vendues à partir de 2028 soit 100 % électriques. Un chantier déjà commencé avec la GranTurismo Folgore et qui sera suivi dans les prochains mois par les MC20 et GranCabrio. Plus tard, les modèles remplaçants des Levante et Quattroporte se passeront eux aussi de moteurs thermiques afin de tendre vers l’électrification totale. Un pari ultra osé pour un constructeur qui mise beaucoup sur l’émotion de conduite, ce qui n’est traditionnellement pas l’apanage des voitures électriques. Preuve en est avec le Grecale Folgore, agréable à vivre mais moins ludique que le Grecale Trofeo. Compte tenu de ses prestations correctes sans révolutionner le genre, on peut se demander si le Grecale Folgore n’arrive pas un peu trop tard pour réellement marquer les esprits dans un segment où impressionner ses voisins compte souvent plus que tout. Souhaitons à Maserati que le virage de l’électrification se passe plus sereinement que les incertitudes du marché le laissent suggérer.

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