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Lamborghini doute des carburants de synthèse chez eux


Le directeur de Lamborghini se trouve dans une situation d’incertitude : la marque doit-elle se concentrer entièrement sur l’électrique ou attendre une éventuelle autorisation des carburants de synthèse ? Le constructeur de Sant’Agata ne peut pas se permettre de se diversifier sur les deux fronts à long terme.

Les industries lourdes face à l’incertitude

Les industries lourdes sont réticentes face à l’incertitude et aux changements brutaux de politiques. Cependant, le secteur automobile doit s’adapter à une période d’incertitude d’une dizaine d’années, en particulier en Europe. Quel sera l’avenir de l’automobile : tout électrique ou moteur à combustion ? La situation deviendra plus claire en 2026 avec l’éventuelle intégration des carburants de synthèse dans les transports routiers après 2035. Cependant, chez Lamborghini comme dans d’autres entreprises, il est impossible de rester dans le flou pendant plusieurs années. Des décisions doivent être prises et il faut parier sur l’avenir. Bien que Lamborghini ait l’avantage de pouvoir prendre du recul et laisser la situation se stabiliser, Stephan Winkelmann, le PDG du constructeur italien, estime qu’il subsiste encore trop d’incertitudes autour des carburants de synthèse.

Les carburants de synthèse en question

Si les carburants de synthèse sont autorisés et viables, Lamborghini prévoit que ses voitures de tous les jours seront entièrement électriques d’ici la fin de la décennie, tandis que les super voitures de sport seront hybrides et continueront à exister encore pendant huit ou neuf ans, soit jusqu’au début des années 2030. Les voitures de sport ont un cycle de développement typique de quatre ans, offrant ainsi suffisamment de temps pour observer et attendre une situation plus claire. Cependant, Stephan Winkelmann doute de la capacité des carburants de synthèse à s’imposer dans les transports routiers après 2035 en raison de leur manque de viabilité économique. De plus, ces carburants pourraient être priorisés dans des secteurs tels que les navires commerciaux et l’aviation, qui ne peuvent pas facilement se passer de carburants traditionnels. L’automobile pourrait ne pas être la priorité, sauf si les volumes de production sont suffisamment élevés pour satisfaire la demande de tous les secteurs. Cependant, cela nécessiterait une quantité colossale d’énergie électrique, pour laquelle il n’y a pas encore de réponse chiffrée.

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Le dilemme de Lamborghini

Pour l’instant, Lamborghini n’a pas encore pris de décision quant à l’adoption complète de la propulsion électrique. Stephan Winkelmann attend que les batteries atteignent une densité énergétique suffisante pour proposer des véhicules d’exception à ses clients sans compromis. De plus, le constructeur n’a pas encore sondé sa clientèle sur leur opinion de l’électrification des voitures Lamborghini. Sont-ils tous réticents à une voiture de la marque plus ou moins silencieuse ? Le PDG n’en est pas convaincu. Il rappelle également que la décision de passer à l’hybride il y a quatre ans lors du développement a été difficile à prendre. Cependant, aujourd’hui, les temps ont changé et il faut prendre en compte l’opinion publique de manière dynamique. La patience est donc de mise.

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