Erreur européenne : pollution déplacée à tort par les voitures électriques !
L’objectif de mettre fin au moteur thermique en Europe n’est pas vain, mais l’UE a agi de manière précipitée sur cette question, sans prendre en compte les autres problèmes qui pourraient en découler.
Une opportunité pour les voitures électriques made in China
Certains imaginent leur avenir en se rasant, d’autres en dégustant leurs œufs brouillés. Pour cogiter en conduisant, le silence d’une voiture électrique n’a pas son pareil. Mais, si 99 % des Français consomment – en moyenne – l’équivalent de 220 œufs par an, seuls 15 % ont craqué pour une voiture à pile en neuf.
Certes, les prix n’ont rien de comparable. Pourtant, à écouter les commentaires, les électriques made in China fleurissent dans nos rues comme les œufs en boulangerie à la veille de Pâques.
La montée en puissance des constructeurs chinois
Un sujet qui vous polarise, avec une grande majorité qui s’en inquiète tandis qu’une plus faible part y voit une opportunité de rouler moins cher. Incapables de percer avec leurs voitures thermiques – un genre que l’Europe et l’Amérique pratiquent depuis cent trente ans –, les constructeurs chinois émergent grâce aux rapports prix-autonomies-prestations de leurs “zéro émission”.
Et ils se sont vus faciliter la tâche par la respectable ambition de l’Europe de décarboner ses transports, entre autres, individuels. Mais ce que l’UE a mal calculé, c’est le déplacement de la pollution. Construire une voiture électrique – et sa batterie – n’a rien de neutre. Ni la faire venir du bout du monde. Toutefois, la propension de la Chine à faire de la conquête “quoi qu’il en coûte” a donné à l’Europe un prétexte pour réagir avec un nouveau bonus CO2.
N’empêche, de l’œuf à la voiture, en passant par une paire de baskets ou un smartphone, tous trimballent un “sac à dos” environnemental (gaz à effet de serre, polluants…).
Le poids de la Chine dans la production mondiale
Il n’y a pas que l’automobile pour régler le CO2. Et, pour tous ces biens, la Chine reste le premier producteur mondial. Au consommateur, donc, de s’interroger – selon ses moyens – avant d’acheter l’un ou l’autre. Même si nos œufs frais du matin ont peu de chances d’être importés de cette terre du milieu, plus connue pour ses œufs de cent ans. Et, si les voitures made in China, qu’elles soient de marque locale ou autre (Dacia, Tesla…), sont bien visibles, elles ont pesé 3,5 fois moins dans le déficit commercial de la France que celui des portables en 2022 et 4 fois moins que les ordinateurs.
Il est logique que l’Europe s’émeuve de cette prolifération des automobiles chinoises et que l’état français réexamine le bonus dévolu aux électriques pour, chacun à leur niveau, favoriser des productions équivalentes de l’Union européenne. Mais d’autres sujets restent à creuser. Tel celui des piles de nos futures électriques, dont les ingrédients sont à 75 % dépendants d’importations de pays lointains comme, très majoritairement, la Chine. Histoire de ne pas mettre à nouveau tous les œufs dans le même panier.
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