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BYD vise une multiplication de ses ventes par 5 en Europe.


BYD souhaite augmenter considérablement ses ventes en Europe avant même de construire son usine dans la région. Cependant, les challenges du marché local pourraient contrecarrer les objectifs ambitieux de cette entreprise chinoise.

Le client européen : un marché complexe


Le client européen est très différent de l’Américain ou du Chinois qui ont finalement plus de points communs entre eux qu’avec d’autres publics. Et ça, le patron de BYD Europe le sait très bien. « Le marché européen est très différent des autres grands marchés comme la Chine et les États-Unis, qui ont une seule législation et une seule langue. L’Europe a de multiples législations et langues, ce qui la rend assez complexe. Nous le savions avant de commencer – et nous sommes là pour rester », commentait Michael Schu à Automobilwoche lors d’un entretien exclusif.

Le client européen : un conservateur attaché à l’histoire


Le client européen achète souvent une voiture parce qu’il est attaché à l’histoire derrière la marque, au produit, à son passif. Le client européen est donc plus conservateur que le Chinois qui se fiche souvent de savoir si la marque est historique ou si elle a déjà eu des résultats en compétition. Il achète souvent un prix, ou une technologie, mais les autres critères viennent bien plus loin. En Europe, la donne change et BYD va devoir s’adapter pour atteindre ses objectifs que l’on pourrait qualifier de « raisonnables » pour le moment.

Quintupler les ventes en partant de peu


L’an dernier, BYD a vendu environ 16 000 véhicules en Europe, tous électriques. Mais la stratégie du plus gros constructeur automobile chinois prévoit aussi l’introduction de modèles hybrides, alors que l’UE se dirige tout droit vers une interdiction des moteurs à combustion d’ici 10 ans. BYD arrive-t-il trop tard ? En fait, la politique de multiénergies devrait avoir du sens pour faire grimper rapidement la part de marché du groupe en Europe, qui ne pourrait probablement pas grossir aussi vite uniquement par le prisme de l’électrique.

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Des objectifs ambitieux


Ainsi, BYD vise les 5 % de parts de marché en Europe chez les véhicules électriques à moyen terme. Cela représenterait environ 70 000 ventes par an. En rajoutant les hybrides, BYD espère dépasser les 115 000 ventes annuelles au début de la mise en route de sa première usine en Hongrie. Mais BYD pourrait aller bien plus loin : si la capacité initiale de l’usine hongroise serait de 150 000 unités par an, BYD affirme déjà vouloir la doubler pour produire 300 000 voitures par an uniquement pour l’Europe. Mais comme nous le constatons encore aujourd’hui avec Tesla ou MG, il faudra aussi que le réseau d’après-vente suive et que l’approvisionnement en pièces détachées soit à la hauteur.