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Audi : 5 flops sans impact sur la marque aux anneaux


Il aura fallu du temps à la marque aux anneaux pour se faire une place dans le domaine haut de gamme. Aujourd’hui, ses voitures de sport, limousines et SUV classiques ou coupés rivalisent avec une concurrence bien établie depuis longtemps. Malgré cela, Audi a connu quelques échecs dans son histoire. Les voici.

Audi 50 (1974-1978)

A l’origine, l’Audi 50 connue en interne sous le code Typ 86 – NSU K 50 devait remplacer la NSU Prinz. Puis six mois après son lancement, sa jumelle au logo près, la Volkswagen Polo première du nom vient lui compliquer la tâche.

A l’époque la politique du groupe VAG était de favoriser chez Audi les grands gabarits et de laisser les petits dans la gamme Volkswagen. En quatre années au catalogue, l’Audi 50 ne fut produite qu’à 180 828 unités.

Audi A1 Sportback (depuis 2019)

Nous vous le disions plus haut, les petits gabarits ne sont pas une spécialité d’Audi, pour autant la première mouture de l’A1, celle de type 8X commercialisée de 2010 à 2018 a pourtant connu le succès. Proposée en trois portes (Audi A1) comme en 5 portes (Audi A1 Sportback), elle reçoit en 2010, le titre de voiture la plus excitante de l’année, outre Manche par le magazine What Car ?

La seconde génération, de type GB arrivée en 2019 ne connaîtra pas le même succès. Serait-ce parce que la marque aux anneaux impactée par le dieselgate a dû réduire la voilure. Pas de versions quattro, pas de trois portes, encore moins d’Audi S1, ont laissé la clientèle un peu sur sa faim. La variante au look de baroudeur Audi City Carver (photo ci-dessus) fut renommée en cours de carrière Audi A1 allstreet. En tout cas, Audi l’a d’ores et déjà promis, il n’y aura pas de troisième opus au programme.

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Audi R8 V10 TDI et Audi R8 e-tron (2008 & 2015)

La supercar d’Audi emprunte beaucoup à la Lamborghini Gallardo, sa carrière est une réussite en moteur V8 comme avec le V10 de l’italienne. Néanmoins, la marque premium du groupe Volkswagen dont le slogan est l’avance par la technologie n’a pu s’empêcher de faire du zèle en tentant, avec elle, deux hypothèses à contre courant. La première fut celle d’une Audi R8 à moteur V12 TDI, un concept très abouti fut présenté au salon de Detroit en janvier 2008.

Une supercar animée par un gros moteur 6 litres turbo diesel fort de 500 ch – disponible sous le capot de l’Audi Q7 – disposant d’une boîte de vitesses manuelle (fragile…) associée à la transmission intégrale quattro. Un attelage qui promettait à l’époque un 0 à 100 km/h expédié en 4,2 s. Une sorte de version de série de l’Audi R8 TDI des 24 Heures du Mans.

Autre élucubration autour de l’Audi R8 première du nom, une version électrique qui est arrivée trop tôt, après un concept car dévoilé en 2012 (photo ci-dessus) arriver en série en 2015. Baptisée Audi R8 e-tron, elle cumulait deux machines électriques d’une puissance globale de 462 ch. La fiche technique indiquait un 0 à 100 km/h réalisé en 3,9 s, une autonomie de 450 km et une recharge des batteries en deux heures. En 2016, la marque aux anneaux stoppe en toute discrétion la commercialisation de son R8 e-tron après seulement 100 unités écoulées.

Audi V8 (1988-1994)

Dans les années 1980, Audi peaufine sa montée en gamme en direction des Mercedes Classe S et BMW Série 7. La généalogie de la première remonte à au modèle de type W116 lancé en 1972 – on peut même considérer les W108 datant de 1966 – et pour la seconde il s’agit de la E23 lancée en 1977. Pour Audi tout est à construire. Les ingénieurs de la marque d’Ingolstadt prennent pour base l’Audi 200 lancée en 1979 qui n’est elle-même qu’une Audi 100 modifiée, la grande nouveauté se trouve sous le capot, sous la forme d’un bloc V8 3.6 litres qui distille une puissance de 250 ch avant d’être réalésé à 4,2 litres fort de 280 ch.

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Elle inaugure aussi l’association entre une boîte de vitesse automatique à 4 rapports et une transmission intégrale. Pour autant, comparée aux Mercedes Classe S 500 et BMW 735i contemporaines, ses performances sont apparues comme fades. La version longue (photo ci-dessus) manquait de finesse notamment en raison des ses portes arrière trop courtes. En 6 ans de carrière, elle n’aura convaincu que 21 293 clients principalement nord-Américains. Mais son héritière, l’Audi A8 de type D2 avec son châssis en aluminium prendra une belle revanche.

Audi A2 (2000-2005)

Au passage du nouveau millénaire, la marque aux anneaux se lance sur un segment inédit pour elle, celui des petits monospaces. L’Audi A2 d’un format de 3,83 m de long recèle une conception en aluminium, matériaux noble et léger qui compose tant sa structure de caisse que sa carrosserie. Au départ, l’idée était bonne, ce gain de poids permettant l’installation de petits moteurs 1.2 et 1.4 TDI de 61 à 90 ch et 1.4 et 1.6 FSI essence de 75 à 110 ch à l’appétit mesuré associé à une ligne aérodynamique limitaient la consommation de l’auto. Un engin vertueux avant l’heure.

Mais l’auto souffrait d’un prix élevé en raison des coûts de production onéreux, l’achat de l’’aluminium et les procédés spécifiques d’emboutissage, de soudure comme de peinture de ce matériau n’ont pas aidé. L’Audi A2 ne fut produite qu’à 176 205 exemplaires.