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Jeep Recon Photo : HJUdall Photo : HJUdall, CC0, via Wikimedia Commons

Jeep prépare son retour en Europe et imagine une mini-Willys électrifiée


L’essentiel
  • Jeep vise près de 90 % du marché européen des SUV d’ici 2030 avec une offensive produit inédite.
  • Le Recon électrique arrive fin 2026 en Europe, avec 660 ch, 450 km d’autonomie et 4,91 m.
  • Le Renegade reviendra avant 2030, tandis qu’une mini-Jeep électrifiée inspirée de la Willys est envisagée.

Jeep n’avait pas de stand au Mondial de l’Automobile de Paris 2026, mais la marque américaine a tout de même choisi ce moment pour parler d’avenir européen. Et elle en avait besoin : selon L’argus, Jeep a vendu 126 284 voitures en Europe en 2025, soit une baisse de 3,2 %, avant de reculer encore de 6,6 % à fin août 2026, avec 75 607 immatriculations.

La gamme européenne s’est sérieusement resserrée. Depuis le retrait du Wrangler du Vieux Continent, désormais disponible uniquement sur stock, Jeep repose surtout sur deux piliers : l’Avenger, petit SUV récemment restylé, et le nouveau Compass, SUV compact familial proposé en plusieurs énergies. Pour une marque qui a construit son image sur l’évasion, cela fait un peu court au catalogue.

Jeep remet les gaz

Le plan présenté sous le nom « Off-Road 2030 » vise donc à reconquérir du terrain, avec l’ambition de couvrir près de 90 % du marché européen des SUV d’ici à 2030. La première étape sera le Recon, attendu fin 2026 en Europe. Ce 4×4 électrique reposera sur la plate-forme STLA Large de Stellantis, mesurera 4,91 m de long et annoncera 660 ch pour 450 km d’autonomie. Dans l’esprit, il doit occuper une partie du terrain laissé libre par le Wrangler, tout en allant chercher des rivaux électriques très statutaires comme le Mercedes G 580 EQ.

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Jeep prévoit aussi de revenir sur le segment D avec un second SUV en 2028, encore non détaillé officiellement. Il pourrait logiquement prendre la relève spirituelle du Cherokee, mais la marque n’a pas encore donné de nom, de motorisation ni de fiche technique. Autre point confirmé : chaque modèle de la gamme devra disposer d’une version à transmission intégrale, quelle que soit son énergie. Une manière de rappeler que Jeep ne veut pas devenir un simple label de SUV urbains.

Le Renegade revient dans le jeu

L’autre dossier important pour l’Europe concerne le Renegade. Disparu du configurateur fin 2025 après plus de 610 000 exemplaires écoulés sur le marché européen depuis 2014, le SUV urbain reviendra avec une deuxième génération d’ici à 2030. Pour Jeep, c’est loin d’être anecdotique : le Renegade avait longtemps servi de porte d’entrée à la marque, avec un format adapté aux routes européennes et une image plus baroudeuse que la moyenne des petits SUV.

La piste d’une mini-Willys

Mais la phrase qui attire le plus l’attention concerne l’après-2030. Jeep indique explorer de nouvelles formes de mobilité avec des véhicules « compacts, électrifiés et dotés de véritables capacités de franchissement », inspirés de ses icônes, « à l’image de la Willys ». Ce n’est pas encore l’annonce officielle d’un modèle de série, encore moins d’un calendrier commercial. Mais l’idée d’une mini-Jeep électrifiée, positionnée sous l’Avenger et capable de faire autre chose que monter un trottoir, est clairement posée.

Reste à savoir sur quelle base Stellantis pourrait construire un tel engin : plate-forme de petite voiture électrique, architecture STLA adaptée, ou solution plus spécifique ? Jeep n’a rien confirmé. Les prochaines informations concrètes devraient d’abord concerner le lancement européen du Recon fin 2026, puis le SUV prévu en 2028 et le futur Renegade avant 2030.

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