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Échecs notables de Peugeot : 5 moments marquants du Lion


L’histoire de Peugeot est indéniablement marquée par d’énormes succès commerciaux dans l’industrie automobile française. Cependant, certains modèles ont connu des performances mitigées et n’ont pas réussi à atteindre le succès espéré.

Les échecs notables de Peugeot


Il n’y a pas que le sacré Numéro, la 205 qui, au passage célèbre ses 40 ans cette année, ni son héritière, la 206, best-seller avec plus de 8,6 millions d’unités écoulées dans l’histoire de la marque au lion. Le félin s’est parfois aussi planté quelques épines dans les pattes. En voici 5.

Peugeot 1007 (2005-2009)


En 2002, au Mondial de l’Auto à Paris, Peugeot dévoile le concept Sésame. Une étonnante silhouette cubique de citadine, avec une roue de secours à l’arrière à la manière des baroudeurs purs et durs d’avant l’ère des SUV. Mais surtout des portes latérales coulissantes chipées à l’univers des utilitaires. En 2004, la version de série pointe le bout de son nez, avec, à l’époque la nouvelle gueule des modèles du lion c’est à dire sans calandre mais avec une vaste prise d’air en partie basse.
Lors de la présentation officielle du modèle, le constructeur se voyait déjà triomphant des Mercedes Classe A (qui avait encore à l’époque la silhouette d’un petit monospace) et de la Mini. Cinq ans plus tard, c’est la douche froide, la marque jette l’éponge avec seulement 124 100 unités écoulées en quatre ans. Les objectifs de ventes étaient initialement de 130 000 unités annuelles sur 7 ans.

Peugeot iOn (2010-2020)


Chez Peugeot, l’envie d’une citadine électrique ne date pas d’hier, en témoigne dès 1994 le concept car Peugeot Ion. Il y eut ensuite le long épisode des 106 Electric, qui furent au catalogue entre 1995 et 2003 mais qui ne s’adressaient pas aux particuliers. Dans les faits, Peugeot ne se lance dans l’aventure qu’en 2010 lorsqu’apparaît au catalogue la Peugeot iOn. Et encore au vu de la maturité du marché c’était encore trop tôt. Dans les faits et comme sa cousine Citroën C-Zero, la Peugeot iOn n’était autre qu’une Mitsubishi i MiEV rebadgée. La iOn ne s’écoula qu’à 14 431 unités. Son prix de vente frôlant les 30 000 € ne l’a guère aidée.

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Peugeot Bipper (2007-2017)


Comme la très grande majorité des véhicules utilitaires, le Peugeot Bipper n’a pas fait cavalier seul. Conçu par la filiale turque de Fiat baptisée Tofas, acronyme de Türk Otomobil Fabrikasi Anonim Sirketi, le Bipper était cloné sous la forme des Citroën Nemo et Fiat Qubo. En 2007, PSA et Fiat croyaient aux vertus de petits fourgons dont la longueur inférieure à 4 mètres, tout en étant capable d’emporter une euro palette.
Ils voyaient en eux l’arme absolu pour se faufiler en centre ville et assurer au mieux la livraison du dernier kilomètre. Mais les artisans n’ont pas adhéré à cette recette finalement onéreuse sans compter que l’empattement court était loin de garantir la stabilité de l’auto les tests d’évitements menés par l’ADAC en Allemagne ne lui ont pas rendu service. Dans le camp d’en face, le Renault Kangoo Be Bop n’a pas connu non plus le succès.

Peugeot 208 XY (2013-2015)


Qu’est-il passé par la tête des gens du marketing Peugeot au moment de cogiter la 208 XY ? Voulaient ils, en 2012, refaire le coup plus de 20 ans après de la 205 Gentry ? Cela y ressemble plus ou moins. Car si la Peugeot 205 Gentry héritait du moteur de la 205 GTI – le fameux 1.9 litres – il était toutefois dégonflé de 130 à 105 ch. Pour la Peugeot 208 XY, la palette des motorisations était plus vaste laissant le choix entre du diesel de 92 et 115 ch et deux blocs essence, 1.6 VTi de 120 ch et 1.6 THP de 155 ch. N’en déplaise encore au marketing Peugeot, ce ne sont pas les versions laquées de la teinte Purple Night qui ont connu le plus franc succès.

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Peugeot 604 (1975-1985)


En 1975, au salon de l’automobile de Genève, Peugeot dévoile la 604. Une ligne très classique de « petite » Mercedes diront certains esprits chagrins, pourtant signée Pininfarina, une architecture propulsion – sans béquille électronique – quant les rivales Renault et Citroën CX misait sur la modernité et la sécurité de la traction, la caractérise. Tout comme sous le capot, le glouton moteur V6 PRV qui lui apportait de la noblesse mais n’était pas forcement opportun après les deux chocs pétroliers.
Mais dans les faits pour limiter les coûts de développement la Peugeot 604 procède de la 504 dont elle reprend les portières comme la section centrale. Une stratégie à laquelle Peugeot était coutumière puisqu’aux étages inférieurs, les 204 et 304 opéraient elles aussi de la sorte. En une décennie, la Peugeot 604 n’a séduit que 153 266 clients.